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La résidence d’artistes

Rencontrez yishu 8 lauréats
- 2013 -
July Ancel

Née en 1984
Diplômée de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Le travail de July Ancel s’inscrit dans un sillage de la tradition occidentale qui a donné lieu aux plus étonnantes créations : de Jérôme Bosch à Dürer, de James Ensor à Picasso et bien sûr Chagall, la peinture occidentale s’amuse avec la mort, danse avec elle, provoque la vie.
Les « danses macabres » de July Ancel, ne sont donc pas « macabres » car c’est la vie qui semble l’emporter, ses squelettes prennent l’allure de Don Quichotte, de clown ou de roi fatigué. Ils nous ressemblent. Car ces figures étranges nous conduisent non pas au pays de la mort mais de la réalité. Réalité de nos vies si fragiles en effet, mais toujours en mouvement.
« Une hirondelle ne fait pas le printemps », c’est le titre d’une exposition qui demande de traverser le mur des apparences, de ne pas se complaire dans les images toutes faites ou trop pittoresques, mais au contraire de peser le poids du monde sur soi, un peu comme ces éléphants encombrés d’eux-mêmes que l’on retrouve sur certaines œuvres. Car ce poids peut s’avérer léger. Léger comme un décor de fête foraine, la transparence d’un voile, un fanion coloré. Qui que nous soyons, où que nous vivions, quel que soit notre niveau de vie ou de conscience, ne ressemblons-nous pas à des éléphants de cirque qui ne manquent pas de beauté ?
Qui que nous soyons, où que nous vivions, n’attendons-nous pas tout aussi bien l’arrivée du Prince que la fin de la journée ? Une hirondelle ne fait pas le printemps, cela veut dire que le regard ne doit pas s’arrêter à ce qu’il voit mais accepter de se laisser perturber, aller là où il ne comprend pas et puis partir, s’envoler, rêver…
Dans une œuvre intitulée l’Arrivée du Prince, la crinière du cheval ressemble à une coiffe d’indien, le prince-chevalier prend soudain l’apparence d’un jeune pékinois sur sa bicyclette, la « fiancée » se tient en amazone sur le porte bagage d’un vélo-cheval et tient un merveilleux bouquet qui fait penser aux dernières fleurs de Manet. Ces « scènes-paysages » invitent à s’interroger. Va-t-elle jeter ce bouquet ou au contraire l’emporter chez elle ? Avancent-ils ou bien se trouvent-ils sur un manège qui les oblige à tourner en rond ? Personne ne le sait, puis notre regard avance vers trois tâches irrévérencieuses, qui viennent noircir la toile et se poser tel des masques sur les bouches des amoureux.
Nous ne savons jamais où nous sommes ni ce qui va se passer. Parce que la vie est une comédie qui oblige chacun à faire son numéro d’équilibriste, et nous condamne au sursis.
C’est pour cela que la couleur qui joue un rôle si primordial dans chaque toile, jamais ne s’appesantit. Rose, vert, jaune, bordeaux, transparence diaphane … travaillent de concert à produire un effet d’inachevé. Elle aussi est « en sursis », déjà en voie de disparition, délavée, libre de toute signification. Coloriste, l’artiste aura profité de cette résidence pour confirmer ce don.
Elle qui est partie à la rencontre de la culture chinoise a choisi d’approfondir son langage pictural sans chercher à le siniser. L’influence de Pékin et d’une résidence de trois mois à Yishu 8, ne se lira donc pas explicitement dans les œuvres mais plutôt dans cette évidence que « quelque chose de fort » s’est passé ici, grâce à la Chine, à la possibilité d’un travail concentré, à la liberté que l’on s’accorde dès que l’on s’éloigne des attentes des autres et que l’on ose écouter les siennes.
Christine Cayol

Claire Chesnier

Née en 1986
Diplômée de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

"Une espèce de grâce. De l’élégance aussi, mais de la beauté d’abord dans cette peinture qui s’épuise et se ressource dans un monochrome bizarre, incertain, qui se dilue et glisse, et rayonne, et palpite dans les vastes dimensions d’un papier aquarelle. Claire CHESNIER ou « la peinture seule » comme disait BRAM VAN VELDE."
Michel Nuridsany

Jennifer Douzenel

Née en 1984
Diplômée de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Son travail prend uniquement la forme de vidéos. Toujours des plans immobiles, de durée assez courte où la seule manipulation sur le banc de montage a été de décider d’un début et d’une fin. Le début et la fin sont marqués par un léger fondu. Son geste est simple : elle cadre comme on pourrait découper une fenêtre au scalpel. Rien ne rentre dans le cadre sans raison. Elle conçoit ses vidéos comme des tableaux s’inscrivant dans la continuité de la tradition picturale où la temporalité se joue comme un élément plastique. Ces tableaux tentent de dire quelque chose de la complexité du monde.

CONTACT

Yishu 8
Former Sino-French University, 
N°20 (jia), Dong Huangchenggen Bei Jie, Dongcheng district, Beijing 100010
北京市 东城区东皇城根北街甲20号
(原中法大学) 
 
Tel : +8610 6581 9058
 

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