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ARMILLA, Simon Rulquin

ARMILLA -- l’exposition de Simon Rulquin (2015 Laureate of Prize YISHU 8·France)

YISHU 8 (galerie blanche)
Nov. 21st- Dec.20th, 2015

Dialogue entre Christine Cayol et Simon Rulquin
Le 25 juin 2015, à YISHU 8

CC : Vous connaissiez déjà un peu la Chine avant de venir en résidence à Yishu 8, qu’avez-vous découvert à Pékin ?
SR : J’ai beaucoup apprécié le c?ur de Pékin, les ballades en bicyclette dans le labyrinthe des hutongs, le parc Jingshan et sa colline de charbon. Les conditions de travail de la résidence m’ont permis de profiter pleinement du dynamisme de la ville. Mais au début cela a été compliqué, j’ai été très vite l’otage de cette Chine au travail : tout près de la maison où je résidais, il y avait des travaux qui duraient nuit et jour. Impossible de me reposer et de dormir, j’étais complétement en décalage et cela a duré plus d’un mois. J’errais dans les rues dans un état semi-conscient, laissant les idées, les sensations, se confondre dans mon esprit. Je manquais cruellement de sommeil. Il m’était assez difficile de me concentrer, donc j’agissais avec mes projets très sommairement, d’une manière automatique. Je testais, expérimentais, faisais des recherches sur l’astronomie chinoise, je me retrouvais à fl?ner autour de la pyramide de l’observatoire antique de la ville dés sept heure du matin, attendant l’ouverture des portes pour aller admirer la sphère armillaire. J’y ai finalement trouvé une sérénité qui contrastait avec la perception que j’avais d’une Chine qui ne se repose jamais.

CC : Le travail que vous avez commencé à Yishu 8 relève du peintre mais aussi de l’alchimiste. Vous êtes avant tout un chercheur, passionné par le cosmos, les particules, les trous noirs, et… la sciencefiction.
SR : Je me vois effectivement comme un peintre mais protéiforme, je me laisse un champ d’ouverture et de production assez large pour ne pas tomber dans l’ennui. Ma recherche artistique et picturale s’imprègne de la science, de la nature, de l’astronomie, de la littérature d’anticipation et de sciencefiction comme Stanislas Lem, ou J.G Ballard, et pour chaque projet que j’entreprends, je suis toujours à l’affut de technique provenant de tout horizon, la chimie, la technologie, le Do it yourself, les jeux d’enfants... Pour mon travail à Yishu 8, je me suis premièrement intéressé à une technique photographique alternative, le Cyanotype inventé par le scientifique et astronome britannique John Herschel en 1842. L’envie était de manier cette technique, de focaliser auparavant sur comprendre et apprendre par le fait de faire et d’expérimenter tout en continuant à coté mes lectures sur la culture et l’astronomie chinoise. Pour moi il est essentiel de découvrir et de pratiquer de nouveaux procédés techniques pour les insuffler après dans mon travail. La plupart du temps j’ai déjà une image précise de ce que je veux faire mais il m’arrive juste de m’intéresser à une technique ou un savoir-faire que je recroise ensuite avec mes questionnements et intérêts du moment. Cela peut prendre alors des mois avant de trouver la bonne combinaison.
?

CC : Les résultats de vos expérimentations nous font plonger dans le ciel, découvrir de nouvelles galaxies, mais aussi d’étonnants ? pendulums ?. Ce qui m’intéresse ici, c’est le naturel avec https://www.acheterviagrafr24.com/achat-viagra-en-ligne-sans-ordonnance/ lequel vous avez puisé dans les fondements de la culture chinoise. Car les images que vous proposez abolissent elles aussi les frontières entre matière et énergie, nature et culture, terre et ciel.
SR : La ville de Pekin est propice historiquement à ce rapprochement entre le ciel et la terre. Après maintes expérimentations dans l’atelier, ce qui m’a conforté dans le travail que j’avais initié à Yishu 8, c’est la visite de Gathered sky de James Turell à Pekin, une ?uvre pérenne dans laquelle on reste allongé une heure et demi à regarder la nuit qui tombe à travers un trou dans le plafond, un travail sur la lumière et l’optique. C’est le moment où j’ai commencé aussi à pouvoir me reposer, rentrer dans la phase deux de ma résidence, et travailler plus sereinement. Ainsi j’ai repris notamment mon travail sur le pendulum, c’est un processus qui joue avec la gravité et qui dessine par le mouvement des courbes géométriques à la manière d’un harmonographe. Ce qui m’intéresse c’est le processus d’installation. Tout est régit et contr?lé jusqu’à l’activation. Après je ne fais que contempler, et assister. Ce travail à la javelle vient bruler la couleur du tissu et l’effet est tel que la lumière des lignes dessinées par le pendulum semble ressortir de derrière le noir du tissu. C’est une installation que je présente aussi à l’encre de Chine sur le sol lors de l’exposition.

CC : Que vous a enseigné la Chine ?
SR : ? être plus patient.

Français
Event date: 
Samedi, 21 Novembre, 2015 - Dimanche, 20 Décembre, 2015
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Exhibitions

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Tel : +8610 6581 9058
 

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